Comment profiter du cumul emploi-retraite ?

Comment profiter du cumul emploi-retraite ?

Vous allez bientôt partir à la retraite et vous redoutez de rester à la maison, mais aussi de ne pas avoir assez de revenus pour subvenir à vos besoins et ceux de votre famille ? Sachez que même retraité, vous avez droit à une activité professionnelle, qui vous permettra de toucher un salaire en plus de votre retraite. Ce dispositif, appelé cumul emploi-retraite, est soumis à des conditions strictes et possède certaines limites.

Cumul emploi-retraite intégral ou partiel ?

Si vous souhaitez travailler et percevoir en même temps votre retraite, vous devez répondre à certains critères. D’une part, vous devez avoir atteint l’âge légal de départ en retraite, bénéficier d’une retraite à taux plein et avoir liquidé l’ensemble de vos retraites personnelles auprès de tous les régimes de base et complémentaires. Veillez à vous informer sur votre âge minimum de départ en fonction de votre année de naissance.

Si vous ne répondez pas aux précédentes conditions, vous pouvez aspirer à obtenir un cumul partiel des revenus. Dans ce cas, le montant réuni de vos revenus professionnels ainsi que vos pensions de retraite ne devra pas excéder un plafond mensuel. Celui-ci ne devra pas dépasser la moyenne des trois derniers salaires perçus avant le départ en retraite, soit 2 397,55 € correspondant à 160 % du SMIC. Le montant le plus élevé sera considéré comme le plafond de revenus.

Si vous dépassez ce plafond, vous risquez d’interrompre le versement d’une partie de votre pension de retraite. Cette réduction est égale au montant de dépassement du plafond de revenus.

cumul emploi retraite

Autres réglementations du cumul emploi-retraite

Ce dispositif est possible pour tous les retraités étant soumis au régime général de la sécurité sociale et ayant déjà mis fin à leurs activités professionnelles. Vous pouvez ainsi reprendre votre ancien métier ou vous lancer dans un nouveau domaine.

Trouver un emploi quand on est sénior est devenu difficile, de ce fait, vous avez la possibilité de continuer à travailler pour votre dernier employeur. Dans ce cas, sachez que vous devrez attendre 6 mois avant de percevoir votre retraite dans le cadre d’un cumul partiel des revenus d’un emploi et de vos retraites. Vous avez également la liberté de commencer tout de suite votre nouveau travail et percevoir votre retraite en même temps.

Certains types d’emplois ne vous demandent pas de remplir les principales conditions de cumul emploi-retraite. Il s’agit des métiers artistiques, scientifiques, des métiers d’hébergement ou des activités professionnelles à l’étranger.

Les démarches pour reprendre une activité professionnelle en étant senior

Vous devez en premier lieu informer votre caisse de retraite que vous avez commencé à travailler dès le mois qui suit la reprise d’activité. Puis, vous devez leur donner le nom et l’adresse de votre nouvel employeur ainsi que la date de début de reprise. Le montant du salaire et le régime de sécurité sociale auquel vous êtes affilié devront aussi être précisés.

Vous devrez également transmettre à votre caisse de retraite un bulletin de paie ou un justificatif de revenus perçu pour les non-salariés. N’oubliez pas non plus de leur envoyer une attestation de cessation d’activité.

Souvenez-vous que si vous reprenez votre dernier travail, sauf accord avec l’entreprise ou suite à une convention collective, vous ne conserverez pas l’ancienneté cumulée dans la société.

Quel statut choisir quand on veut créer son entreprise?

Quel statut choisir quand on veut créer son entreprise?

Parmi les 6 étapes pour créer son entreprise, le choix du statut juridique est la plus déterminante. Elle précède notamment son enregistrement et son immatriculation auprès du registre du commerce. En effet, le statut juridique caractérise les formalités de déclaration de l’entreprise ainsi que sa situation du point de vue fiscal, social et administratif. Voici quelques précisions sur les statuts juridiques couramment utilisés lorsqu’on crée une entreprise.

La Société à Responsabilité Limitée (SARL)

Le SARL est sans doute la forme de société la plus utilisée par les entrepreneurs car elle s’adapte à la plupart des projets, que ce soit dans l’artisanat, le commerce, l’industrie ou la profession libérale.

Du point de vue juridique, le SARL lie au moins 2 personnes morales ou physiques dont les responsabilités sont évaluées par rapport à leurs apports dans le capital. Les apports peuvent être numéraires ou en nature, mais doivent au moins couvrir les premiers investissements. Du point de vue fiscal, l’impôt sur le revenu (IR) est possible pour les 5 premiers exercices, mais au-delà, le SARL est sous le régime des impôts sur les sociétés (IS).

Le statut d’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée (EURL)

Aussi dénommée SARL unipersonnelle, l’EURL conserve les spécificités d’un SARL à la différence que l’associé est une unique personne. Le capital social est alors librement décidé et les biens personnels de l’associé sont à l’abri si l’entreprise fait face à des difficultés car la perte se limite à l’investissement de départ dans ce capital social, sauf en cas de faute de gestion. Ce statut est idéal pour un créateur d’entreprise en portage salarial.

En termes de fiscalité, l’imposition d’un EURL se fait sur le revenu (IR). Il y a cependant possibilité d’opter pour un IS avec l’imposition des bénéfices.

La Société Anonyme (SA)

En somme, c’est une société de capitaux qui exige au moins deux actionnaires (selon l’ordonnance du 10 septembre 2015) et sept pour une société cotée. La responsabilité de ces actionnaires dépend des capitaux qu’ils ont investis dans la société, contrairement à leur part de bénéfice qui peut être fixé dans le statut.

Le contrôle de la gestion de l’entreprise repose sur un conseil d’administration qui élit parmi ses membres un président et qui procède également à la nomination d’un directeur général. La société peut aussi être dirigée par un conseil de surveillance et un directoire selon son organisation.

Du point de vue fiscalité, la Société Anonyme est soumise à l’impôt sur les sociétés (IS) et sous certaines conditions à l’impôt sur le revenu (IR). A noter que la SA peut prendre la forme de SAS (Société par action simplifiée) ou de SASU, l’équivalent d’un SAS à un seul associé.

Le statut de Société en Nom Collectif (SNC)

Dans cette forme juridique, les associés possèdent la qualité de commerçants et sont conjointement et indéfiniment responsables en cas de dettes de la société. Le capital social, défini en parts, est fixé dans les statuts et peut être constitué d’apports numéraires, en nature ou en industrie. La répartition des bénéfices aux associés est fixée dans le statut indépendamment du montant de leurs apports.

Toute société ou entreprise en statut de SNC est soumise à l’impôt sur le revenu (IR), mais peut également opter pour l’imposition des bénéfices au titre d’impôt sur les sociétés.